Manger au rythme des saisons

Publié le par Rim Savatier-Elkhatib

Le Créateur, en obligeant l'homme à manger pour vivre, l'y invite par appétit et l'en récompense par le plaisir. [Anthelme Brillat-Savarin] Extrait de Physiologie du goût

Si aux premiers froids on range les tenues légères et claires de l’été pour sortir les pulls douillets et chauds, n’est-il pas logique d’adopter un autre mode alimentaire « spécial froid » !

L'alimentation, un mode de vie

Se nourrir au grès des saisons n’est pas une mode, c’est plus un besoin. Notre organisme soumis sans cesse au ballottement de la vie a besoin de ressourcement. Ceci passe par un rythme de vie le plus possible équilibré (pauses, activités plaisantes, sport, etc.) mais aussi par une alimentation saine et équilibrée.


Se régaler en se faisant du bien

Les besoins de l’organisme changent en fonction des saisons. En été on a une tendance naturelle à manger léger et frais, en hiver on a besoin de plats chauds, plus consistants ; inconsciemment on suit le rythme de notre organisme.

La nature fait bien les choses, naturellement. Les fruits et légumes de l’hiver nous apportent les nutriments indispensables pour lutter contre le froid, la carence d’ensoleillement, le raccourcissement du jour. Un nouveau stress (à la fois physique et psychologique) vient s’ajouter, affaiblissant nos défenses immunitaires. Vitamines, magnésium, fer, etc. deviennent indispensables pour consolider notre bouclier. Ajoutons à cela les besoins métaboliques qui augmentent, on a aussi besoin d’une alimentation plus consistante (mais pas nécessairement plus grasse) pour tenir le rythme sans coups de pompe.


Nos ancêtres l’avaient bien compris, il fallait choisir les plats en fonction des saisons. Avec le froid c’étaient les potages de légumes d’hiver, le mouton-haricots, la potée, le cassoulet, le pot-au-feu, etc. Des plats bien « solides » pour affronter le froid, mais de longues journées de travail aussi. Mais il n’est pas besoin de mettre du gras dans ses plats pour affronter la saison froide. Notre rythme de vie a changé. On passe plus de temps derrière un bureau que dans les champs. On se déplace rarement à pieds (que pour faire les boutiques). Nos besoins caloriques ont aussi changé. Il est donc indispensable d’adapter nos recettes de cuisine. Un cassoulet qui sort « des chemins battus » n’est pas un cassoulet. Certes une part du goût disparaît avec la réduction du gras, mais ç ne veut pas dire pour autant que le plat n’est pas aussi délicieux. Comme pour le sel, c’est une histoire d’adaptation des papilles et de l’organisme.

Si pour le « omnivores » il est plus facile de ne pas tomber dans les carences, pour les végétariens ceci est un peu plus compliqué, surtout en hiver. Sacher que même si certains aliments ne peuvent remplacer d’autres (viandes, poissons), les légumineuses apportent de l'énergie et de la consistance qui ne sont pas négligeables. N’hésiter pas, quelque soit vos choix alimentaires, de mettre la soupe ou les potages dans le menu de vos journées. Ils vous apporteront vitamines, eau et fibres dont le corps a besoin.

Les fruits de saison sont riches en vitamine C, fameux booster du système immunitaire et antioxydant. Quant aux fruits secs (dattes, noix, pruneaux) remplaceront les desserts souvent gras et sucrés, et apportent à l’organisme magnésium et tryptophane pour de l’énergie et de la bonne humeur.



Légumes et fruit d’automne et d’hiver :





 

Publié dans Santé- Bien être

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